Un silence assourdissant

A la dernière page d’un livre, parfois, on se sent différent. 

C’est ce qui m’est arrivé hier, à la fin de cette histoire vraie : Un silence assourdissant de Renée GUILLAUME.

Cette mère raconte tout d’abord son enfance, entourée de parents bien sous tout rapport. En apparence, pour l’extérieur seulement. Elle parle de ce père tyran, de cette mère soumise, de ses souffrances, de ses errances dans son monde à elle, seule. Elle semble avoir glissé sur la vie. Et pourtant, il se dégage de cette femme une force incroyable. Force qui va lui permettre de passer au delà du despotisme de son père pour tenter de sauver son fils.
Elle met au monde un enfant qui, à l’âge de 2 ans environ, va se refermer dans son monde intérieur et ne plus communiquer avec son entourage. Il devient autiste.

Elle raconte, comment, à cause de son éducation, elle a laissé faire les choses, en pensant toujours bien faire puis comment elle s’est battu pour faire sortir de son mutisme, son enfant.
Ce garçon, au prise avec ses peurs, ses angoisses, ses traumastismes, parviendra à communiquer et dire les terribles vérités liées à sa maladie. (Lire la suite…)

A la folie… pas du tout

Je suis fascinée par le talent de certains réalisateurs qui savent nous tenir en haleine sur la base d’une histoire qui, au départ, pourrait faire fondre les coeurs sensibles.
Sensible, il faut éviter de l’être justement en regardant ce film.

Tout va bien pour Angélique, jeune étudiante qui est éperdument amoureuse de Loïc, cardiologue.
Elle fonde l’espoir qu’il se sépare de sa femme, enceinte, pour vivre avec elle.

Et elle l’aime, à la folie !

Vous révéler l’histoire ne serait pas très sympa d’autant qu’on n’imagine pas un instant la suite des événements.

Mais je peux vous dire que dès lors que vous verrez l’histoire se rembobiner à toute vitesse, vous comprendrez mieux le titre du film !

J’ai aimé dans ce thriller (diabolique dit la bande annonce) l’enchainement, la vision de l’un et de l’autre et surtout, le personnage qui est incarné par une inattendue Audrey Tautou.
Aimer à ce point, je confirme, c’est diabolique !

Un bout de l’histoire ? c’est par ici.

Publié dans:  on 15/12/2009 at 18:43 Commentaires (10)

Ah ! l’amour …

Un ami me parle un jour du sujet de philosophie qu’il avait eu au bac et qui l’avait marqué.
Je dois reconnaitre que depuis, j’y pense souvent.
Surtout lorsqu’on me parle de relations amoureuses, bien sûr !

Je t’aime parce que j’ai besoin de toi OU j’ai besoin de toi parce que je t’aime.

La philo et la psycho sont cousines mais je préfère le côté psychologique.

Je ne suis pas partisante de faire exploser des couples mais combien se basent sur la première version en s’étonnant que ça fonctionne plus mal que bien ?
Dans notre société où la solitude est si pesante, nombreux sont ceux qui, en passant leurs annonces, ne se rendent pas compte qu’ils parlent plus de leur besoin de combler leur solitude que leur besoin d’aimer.
Ils utilisent même l’amour comme un outil “pour” en oubliant qu’il est l’élément fédérateur du couple. Sinon, autant prendre un colocataire.

Le prix à payer ensuite est parfois très lourd : prise de conscience que l’amour n’est pas forcément présent et on finit par se nier soi même, accepter des choses qui ne nous conviennent pas et se rendre la vie bien plus lourde qu’elle ne l’était avant.

Publié dans:  on 28/11/2009 at 21:30 Laisser un commentaire
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Ecoutons nous parler

En l’espace de quelques jours, j’ai eu l’occasion d’entendre des mots que celles là même qui les prononçaient n’entendaient même pas.

Il s’agit de deux femmes qui me parlaient de leur relation “amoureuse”.

L’une me détaille les défauts de son conjoint (et la liste était longue), en concluant qu’elle l’aime néanmoins.
L’autre m’explique que son ami fait exactement le contraire de ce qu’elle aimerait mais espère qu’il change peut être un jour.

Le décalage entre la situation racontée et le véritable amour est énorme. Pourtant, elles ne le voient pas.
Elles entendent leurs désirs et non la réalité des choses. Tout ça plutôt que rien ?

C’est parfois très dur pour moi d’entendre autant de souffrance non dite et de voir que les chemins qu’empruntent ces femmes sont les chemins du désespoir. Surtout lorsqu’elles sont jeunes et ne devraient, à priori, ne connaitre que peu de difficultés à faire une autre rencontre, plus en accord avec ce qu’elles espèrent.
Le tilt se fait dès lors qu’on arrive à les arrêter sur leurs propres paroles.

Même si la première réaction est de balayer ce qui leur vient à l’esprit, l’inconscient fait son travail… laissons le temps au temps.

 

Vous pouvez maintenant me retrouver sur mon site professionnel.

Une saine histoire d’amour

Je vous ai déjà parlé d’un auteur que j’apprécie au plus haut point, médecin, psychologue, psychanalyste, qui enseigne à l’université Paris V et dirige le centre psychothérapeutique Philippe Paumelle : Alain BRACONNIER.

J’ai terminé récemment un de ses livres : Mère et fils.
Tout d’abord, il rend un hommage superbe aux mères. Ces mères que l’on rend si souvent responsable des frustrations de leurs enfants, de tout leur mal être. Ces mères qui deviennent coupables d’avoir élevé avec leur bonne dose d’amour le plus souvent, leurs fils, parce que l’un ou l’autre a dérapé.
Il dit :

 ”Loin d’être un obstacle ou un fardeau, l’amour d’une mère pour son fils est non seulement une nécessité, un besoin fondamental, mais une condition de son bon équilibre et de sa réussite d’homme.
Parce que les mères aimantes et fortes permettent à leurs garçons de devenir à la fois forts et sensibles.” (Lire la suite…)

Je t’aimerai toujours !

Je t’aimerai toujours ?

 

Qui, à l’aube d’une rupture, n’a pas prononcé cette phrase, lourde d’émotions, pour signifier à l’autre que son départ nous pèse autant qu’il nous fait mal ?

Qui, surtout, ne l’a pas pensé ?

 

Hélas … ou heureusement …

  (Lire la suite…)

Publié dans:  on 29/05/2009 at 17:26 Commentaires (13)
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Dépendance affective

Au départ, sans doute, chacun “doit” recevoir une part d’amour.
Amour parental, bien sûr.
Ceux qui grandiront avec suffisamment d’amour se sentiront en sécurité pour se lancer sur leur propre chemin.

Malheureusement, il y a ceux dont le père ou la mère n’aura rien à leur donner.

Ils seront , au mieux, ignorés, au pire, dénigrés.

Alors, tant bien que mal, parvenus à l’âge adulte, ils chercheront en permanence ce qu’ils n’ont pas eu. Et dès qu’ils penseront l’avoir trouvé, ils s’y attacheront avec le risque d’étouffer l’autre.

Ceux qui connaissent l’analyse transactionnelle, savent que nous pouvons “nous comporter en adulte, parent, ou enfant”, selon les circonstances.
La plupart du temps dans ce type de profil, dans les relations affectives, il y aura donc une dominance “enfant”.

J’ai rencontré une jeune femme qui est l’exemple type de cette dépendance.
Elle finit par se lasser de son celibat et s’inscrit sur un site de rencontres.
Elle fait la connaissance d’un homme qui souhaite la rencontrer après quelques échanges.
Dès le premier jour, elle lui propose un baiser ! Comme une petite fille qui réclame un bisou de son papa.

Très vite, ils se retrouvent au lit et elle lui clame qu’elle a besoin de ses bras pour être bien.

Elle ne réalise pas qu’elle a besoin de bras, pas forcément des siens.
L’homme prend peur et réduit leur relation au silence complet.

Elle me dit alors : ‘”Encore un lâche qui n’assume pas. Il n’a pas compris que j’avais besoin de lui.”
Il a surtout compris, selon moi, qu’elle allait l’étouffer complètement à lui réclamer plus qu’il ne pouvait sans doute donner…

C’est triste pour elle car évidemment, elle souffre. Et elle souffre proportionnellement à l’espoir qu’elle a mis dans cette relation de 2 semaines seulement !

Dans ces conditions là, je crains qu’on ne soit prêts à accepter n’importe quoi, pour ne pas perdre l’amour de l’autre. Quitte à s’oublier soi même.

Dès lors qu’on est prêt à accepter que l’amour qui nous a manqué petits, ne pourra jamais être comblé par qui que ce soit ; qu’il ne pourra pas non plus apparaitre soudainement ; qu’il faut tout simplement y renoncer, alors, il est possible de devenir enfin adulte. Il est surtout possible de vivre plus “légèrement” et enfin renoncer à cette quête perdue d’avance.