Vivons l’instant présent

Il y a des gens qui devancent les événements comme s’ils voulaient vivre trop vite, comme s’ils ne savaient savourer l’instant présent.
Un peu comme ceux qui roulent très vite sans se soucier du risque d’accident.
L’accident possible, pour ces gens qui ne pensent qu’au futur, c’est de vivre avec des regrets qui justement, viendront du passé, en zappant le présent !

Mais la plupart de ces personnes confrontées à ces projections (souvent négatives) n’ont pas la possibilité de faire autrement car elles n’ont tout simplement pas l’idée de pouvoir faire autrement.
Il est donc inutile de vouloir leur dire qu’elles se comportent “mal” puisqu’elles ignorent quelles autres pensées avoir.

La meilleure aide que l’on puisse leur apporter est de mettre en avant le côté néfaste du comportement. La prise de conscience est alors un déclic fabuleux, comme un feu rouge qui durerait plus longtemps qu’à l’accoutumée.

Je vous parle de ça parce que j’ai entendu récemment une cliente me dire : “J’ai peur de ce qui va arriver.”
J’ai lu un jour une phrase qui reste une de mes phrases fétiches : Les émotions viennent des idées que l’on se fait des événements et non des événements eux mêmes.

Gardons en tête que nul ne sait ce qu’il va arriver !

Je ne peux oublier un petit garçon qui, traumatisé par le départ précipité de son père de la maison familiale, voulait toujours savoir de quoi demain serait fait. La douleur était trop forte, il était trop petit et il ne pouvait entendre ces quelques mots qui auraient suffit pour le rassurer, pour lui expliquer, pour lui donner confiance dans l’avenir.
Aujourd’hui, il est presque adulte. Il se lance dans un tas de choses, ne les termine pas toujours. Il s’entoure de projets qui n’ont jamais de finalité et ne sait que rarement s’amuser. Il s’enthousiasme aussi vite qu’il est déçu.

Malheur contre bonheur

Pour être heureux jusqu’à un certain point, il faut que nous ayons souffert jusqu’au même point.

Voilà une citation d’Edgar Poe qui m’a laissée rêveuse.
Tout d’abord, est il possible de connaitre un “niveau” de bonheur ou de malheur ?
Qui déterminera ce niveau avec objectivité ?

Mais il y a un autre aspect qui m’a interpelé : cela veut-il dire qu’il n’est possible d’être heureux que lorsqu’on a souffert ?
Il n’existerait donc aucune possibilité d’être heureux en échappant au malheur selon lui.

Pour ma part, de mes propres expériences ou de toutes celles que j’ai entendues, j’ai (mais suis je objective ?) plutôt tendance à penser qu’on n’atteint jamais le niveau de bonheur inversement proportionnel à nos souffrances.

Parce qu’il apparait une chose certaine : lorsqu’on est vraiment très malheureux, on n’échappe pas à la souffrance dans nos actes quotidiens, on y pense en permanence, on est envahi.

Alors que le bonheur est fugace. La neutralité émotionnelle prend le dessus rapidement. On y repense, on inspire profondément et on reprend le cours des choses.
On vit de façon plus légère, certes. Mais rares sont ceux qui sont capables de savourer le bonheur sur une très longue période.

C’est pour cela qu’il faut éviter de donner trop d’importance à certains événements de notre vie qui au final, nous la gâchent de façon disproportionnée. Certains grands malheurs sont là pour nous rappeler à l’ordre.
Prendre du recul sur ces événements est possible. Les regarder autrement aussi. Les laisser à la porte de nos pensées pour les reprendre quand on peut les traiter, cela s’apprend et se révèle très salvateur.

 

Vous pouvez maintenant me retrouver sur mon site professionnel.

Frustration

Marc me parle d’une “rencontre” avec une passion … mal contenue. Les termes sont peu flatteurs et tout une liste de défauts est faite.
Notamment sur son “air”, sur ses tenues, sur sa façon de se montrer aux autres etc.

Je lui demande pourquoi il en parle tant.
Il me répond : “Parce qu’elle m’énerve.”
Je creuse un peu.
Je lui demande si ça vaut le coup de dépenser autant d’énergie pour quelqu’un qui ne semble pas en valoir la peine.

… mais Marc est amoureux. Et la jeune femme … n’est pas libre. CQFD.

C’est terrifiant parfois les mots qui nous viennent à l’égard des autres, simplement en réponse à notre frustration !

Il suffisait cependant que je fasse dire à Marc à quel point il était attiré pour que les qualificatifs noirs se transforment soudain en éloges.

Cas d’école #6 – suite

Tentons de répondre à la question posée précédemment.

Pourquoi Pierre a-t-il donc épousé une femme qui ne lui apporte pas du tout l’affection dont il a tant besoin ?

L’amour étouffant de sa mère, le statut d’enfant roi dont il a bénéficié, tout ça aurait du être stoppé par la présence du père.
Ce père est bien présent, aimant, mais il ne joue pas son rôle de séparateur.
Fierté de père d’avoir un fils ? peut être.
Il serait sans doute intéressant pour Pierre de connaitre l’histoire de ses parents.
Ces relations “croisées” qui ne se défont pas puisent parfois leur origine dans des histoires de famille ancienne.
Sa mère a sans doute eu une relation particulière avec son père. Trop fusionnelle peut être.

Toujours est-il que Pierre ne parvient pas à régler son problème oedipien.
Il est tant choyé.
Sa mère entretient pendant trop longtemps tout ça sans lui laisser l’autonomie dont il a besoin pour devenir un adulte, un homme.
(je n’aurais pas été surprise que petit Pierre soit asthmatique.)

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Je t’aimerai toujours !

Je t’aimerai toujours ?

 

Qui, à l’aube d’une rupture, n’a pas prononcé cette phrase, lourde d’émotions, pour signifier à l’autre que son départ nous pèse autant qu’il nous fait mal ?

Qui, surtout, ne l’a pas pensé ?

 

Hélas … ou heureusement …

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Publié dans:  on 29/05/2009 at 17:26 Commentaires (13)
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A priori

A priori, nous jugeons sur l’apparence.

A priori donc, nous pensons que l’aspect physique détermine fortement l’aspect “esprit” de la personne.

Si vous n’avez pas vu ce qu’il est arrivé à nos voisins les anglais, je vous laisse le découvrir.
Il s’agit d’une émission du style “à la recherche de la nouvelle star” où l’arrivée d’une petite femme pétillante et simple va provoquer l’hilarité jusqu’au moment où elle va se servir de sa voix …

Publié dans:  on 18/04/2009 at 08:25 Commentaires (8)
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Pardon ?

J’ai souvent lu, entendu, que pour bien vivre, il fallait savoir pardonner à ceux qui nous ont fait du mal (en dehors de toute religion).

Je n’ai jamais réussi à intégrer cette notion là.

J’ai entendu Boris Cyrulnik dire une chose formidable, qui permet sans aucun doute de pouvoir faire sauter cette sorte de culpabilité qu’on fait naître chez certaines personnes en leur suggérant indirectement de pardonner.
Il a expliqué fort justement qu’on ne peut pas tout pardonner.

On apprend simplement à vivre avec notre passé. A atténuer, à faire disparaitre nos souffrances d’antan, à les balayer en laissant la place à d’autres choses, plus saines.

Alors, tous ces acteurs de votre vie qui ont versé leur colère ou leur haine sur vous, choisissez de les considérer avec indifférence.
En faisant en sorte surtout, qu’ils ne vous atteignent plus en aucune façon. En gérant vos émotions.

Il s’agit surtout d’évacuer la colère, la honte, la peur et la culpabilité. Il y a tant d’autres choses à y mettre à la place !

Mariages !

Joignant l’utile à l’agréable, chaque fois que je sors la table à repasser maintenant, je regarde un film que j’ai en attente.

Celui que j’ai sorti aujourd’hui, il date un peu, je reconnais.

Mais c’était sans doute pour mieux le savourer car il tombe à pic avec mes précédents billets sur l’amour et sa continuité.
C’est donc Mariages, brillamment joué par une équipe d’acteurs tous plus vrais les uns que les autres.

A la base, on m’avait annoncé une comédie. Oui, on y rit mais alors, combien de messages intéressants en plus !

Ca nous parle des relations de couples dans tous les sens. Des relations aux autres aussi.
De couples qui se font, qui se défont, qui voudraient ne pas se défaire mais qui ne savent pas comment s’y prendre …
D’amitiés superficielles ou profondes. De nous tous.

Joué par Lio, il y a Miki (oui oui) qui est la femme sage, porteuse de messages positifs, douce et calme et qui parle peu mais toujours à bon escient.
Il y a le meilleur copain du futur marié, joué par Jean Dujardin, qui réalise que son couple bât de l’aile, qu’il ne sait plus comment s’y prendre mais qui a fonctionné depuis trop longtemps en position “moins” en brossant à la moindre occasion le tableau noir du mariage.

Il y a le père de la future mariée, profitant de la vie, de ses plaisirs, insouciant et un peu irresponsable.
Il y a la mère de la future mariée, un brin dominatrice, cinglante et piquante à souhait.

Le couple formé par les parents du futur marié est assez représentatif aussi. La femme domine, l’homme dit amen.

Je vous propose un extrait ici, à mon goût peu représentatif du fond de l’histoire.

J’ai aimé un tas de répliques, j’ai aimé la superbe conclusion de Lio / Miki qui dit en substance : apprenons à être libre des autres, pour pouvoir être heureux.
J’ai aimé aussi  l’amant qui dit à sa maîtresse que la liaison qu’ils ont ne ressemble à rien à la “vraie” vie et qu’il ne changera en rien la nature profonde qu’il a.
J’ai aimé le mari malheureux qui reconnait si bien que ce n’est pas la mariage qui tue le couple mais la force des habitudes, quand on n’attend plus rien de l’autre.

Je ne suis pas adepte de revoir des films, mais celui là, j’aurai plaisir à le visionner à nouveau.

Publié dans:  on 22/03/2009 at 20:44 Laisser un commentaire
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Homme et femme

Connaissez vous Rodolphe von Gombergh ?

 

Si oui, passez à la suite. Sinon, en quelques mots, c’est un plasticien radiologue. Il s’est donc inspiré de l’imagerie médicale pour nous montrer ce qu’on ne voit pas.

Allez voir  en cliquant ici , vous ne regarderez plus jamais la femme de la même façon !

Grandiose non ?

Chose amusante, coïncidence, je découvre un nouveau bouquin qui nous parle des secrets du cerveau féminin. (Lire la suite…)

Piégé par le malheur ?

Lorsque l’on a vécu des traumastimes dans son enfance, il est parfois difficile de pouvoir vivre autrement que dans des situations douloureuses.

Boris Cyrulnik a su montrer que ce n’est pas une question de degré de souffrance et a avancé la théorie de la résilience, ce phénomène qui se met en place et va permettre aux blessés de la vie de pouvoir malgré tout, se sortir la tête hors de l’eau et puiser les forces qu’ils ont au plus profond d’eux mêmes.

A un degré moindre, je dirais que je connais cette force qui permet de naviguer en eaux troubles et lutter malgré tout. Se débattre contre ce que certains appellent la malchance et finir par l’enduiguer.
Refuser la fatalité.

Je vous invite à regarder cette video qui parle mieux que moi de la résilience et des espoirs qui existent pour tout un chacun, si tant est qu’on lui donne la possibilité de “changer de vie”.

Je garde en mémoire les petits roumains dont on nous parle et de ces regards perdus et désespérés. J’ai encore du mal à imaginer comment on peut refuser de l’amour à un petit, comment on peut ignorer la souffrance.

[Ne tardez pas, cette video n'est disponible qu'une semaine.]

Publié dans:  on 17/03/2009 at 22:05 Laisser un commentaire
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