L’effet Barnum

L’effet Barnum (expression attribuée au psychologue Paul Meehl en référence aux talents de manipulateur de l’homme de cirque Phineas Taylor Barnum), autrement appelé effet Forer, effet de validation subjective ou effet de validation personnelle, désigne un biais subjectif induisant toute personne à accepter une vague description de la personnalité comme s’appliquant spécifiquement à elle-même.

L’effet Barnum peut s’appliquer notamment à :

  • l’astrologie,
  • la graphologie,
  • aux horoscopes,
  • à la voyance,
  • ainsi qu’à de nombreuses typologies présentant les personnalités,
  • et aux pseudo-sciences en général.

(sources Wikipédia)

Prenez n’importe quelle phrase du genre : “Vous êtes bientôt à un tournant de votre vie, tout va s’éclaircir sous peu.”, ça, ça se vend ! (Lire la suite…)

Pile ou face ?

J’ai découvert l’excellent Daniel PENNAC à travers un de ses derniers livres : Chagrin d’école.

 

Cet auteur me plait pour plusieurs raisons. Il se raconte, il raconte les autres, il le fait bien, on le lit avec plaisir.
Et le plaisir vient aussi des vérités qu’il écrit alors que d’autres les taisent.
Il vient encore de l’humour dont il sait user.

 

Il raconte dans ce livre une anecdote très intéressante :  (Lire la suite…)

Inversons les processus négatifs

La mise en évidence du conditionnement par Pavlov.
Sujet qui me passionne s’il en est, tant on peut retrouver cet effet dans un tas de comportements humains.

Un peu d’observation permet de faire différents constats.

Prenons l’exemple d’une petite fille dévalorisée par son père. Sa mère lui apporte beaucoup d’amour et d’attention mais son père la dénigre et lui fait clairement comprendre qu’il ne l’aime pas.
Elle grandit.
En plus de la résolution du complexe d’Oedipe (difficile ô combien ici), elle va être conditionnée par l’association homme/image négative (principe de généralisation du processus).
Supposons qu’elle trouve un compagnon qui se met lui aussi à la dénigrer et ce, pendant des années. (il est d’ailleurs fort probable qu’elle ne rencontre que ce type de profil)
Le processus est en place.

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Summerhill A.S. Neill

 On en a parlé ici, je voudrais vous faire partager l’excellent reportage qui a été fait sur cette école.

(merci à Joël de me l’avoir déniché)

On découvre comment A.S. Neill a mis en place une structure permettant d’accueillir des enfants qui, à l’époque, étaient rejetés des structures traditionnelles de l’enseignement.

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Chute libre

Des psychologues ont fait une expérience pour vérifier la rapidité qu’il faut pour perdre toute confiance en soi.

Ils ont invité 3 personnes à jouer à un jeu en ligne. Elles ne se connaissaient pas, ni ne se voyaient. Le principe est de s’échanger à 3 une balle. On demande alors à 2 d’entre eux de cesser d’envoyer au 3°.

4 minutes suffisent pour faire baisser le moral du quidam.

Je rappelle qu’il ne connait même pas les 2 autres !

Pire.

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Publié dans:  on 25/05/2009 at 20:56 Commentaires (7)

Estime de soi et capacités

Je tire mes connaissances, avant de m’être lancée dans les études de psychologie, de mes observations.
J’observe, j’ai toujours observé les autres avec intérêt. Parfois avec beaucoup de réflexions aussi.
M’interroger sur le comportement de quelqu’un qui me semble ne pas aller bien est presque une seconde nature, en tout cas, cela est automatique pour moi.
J’ai acquis aussi un tas de connaissances à travers des lectures, à travers, bien sûr, mes propres expériences de vie.

Cet article m’est inspiré par des similitudes impressionnantes qui m’apparaissent au fil de discussions que j’ai avec des amies plus jeunes que moi.
Si des affinités se sont créées, ce n’est pas par hasard, c’est souvent par “reconnaissance”.

Prenons le vaste sujet qu’est “l’estime de soi”.

Soit je suis entourée de gens en manquant singulièrement et c’est pur hasard (ou non), soit il apparait que malheureusement, beaucoup en manque.

Peu importe. Ce qui importe au final, ce sont les conséquences.

Pour ne parler que des plus courantes :

- professionnelles
- personnelles : sur un plan social en général, sur un plan sentimental en particulier.

Le plan professionnel a commencé bien avant l’entrée dans la vie active, puisque l’école forge déjà les futurs salariés !
Il suffit parfois d’un seul enseignant pour vous dynamiser. Malheureusement, il suffit aussi parfois d’un seul pour vous briser un talent dans l’oeuf.
Arrivé sans encombre sur le marché du travail, la bataille pour obtenir un poste sera rude mais les capacités sont souvent là, le poste sera décroché.

Une faible estime de soi va cependant empêcher beaucoup d’évolutions. On n’osera pas demander une augmentation, une promotion, convaincu que l’on est qu’on ne le mérite pas.
Si on progresse cependant, par sursaut, il est évident que jamais l’ensemble des capacités sera utilisé, tant on aura peur de notre ombre.
On pourra même passer à côté de postes nous correspondant tout à fait, sans même nous en rendre compte.

Sur un plan personnel, l’estime de soi faible empêchera de côtoyer des personnes intéressantes. Il vaudra mieux rester dans l’ombre, ne pas se faire remarquer.
Le tissu social autour de nous sera pauvre. Pourtant, les capacités relationnelles sont parfois certaines. D’ailleurs, souvent, on vous l’a dit, mais vous n’avez pas osé, vous l’avez entendu d’une autre oreille !

Côté amoureux, le grand dégât ! comme l’autre nous sert de miroir, celui qui a une faible estime de lui rencontrera probablement une personne qui sera du “niveau estimé” voire qui contribuera à l’écraser encore plus.

Je reste convaincue que la vie nous sert sur un plateau des leçons dont on ne se sert pas assez souvent !

Il m’apparait, au fil de mes rencontres depuis des années que la majorité des personnes ayant une faible estime d’elles même ont bien souvent des capacités réelles, et qu’elles les gâchent par des élans destructeurs. Il faut prouver que ce qui nous a brisé est vrai !

La prise de conscience est parfois longue mais parfois aussi, il suffit d’un déclencheur pour inverser la tendance.
Néanmoins, il faut savoir que si ce déclencheur est une personne, il faut encore se méfier de la relation établie avec cette personne.

L’estime de soi ne provient pas des autres, mais bien de nous même. Ne gâchons aucun de nos potentiels en croyant n’être plus rien quand on pensait n’avoir de valeur qu’aux yeux d’une seule personne !

Une fois l’estime de soi établie, des portes s’ouvrent tout naturellement. Et bien souvent, on se demande comment on a pu passer à côté d’aussi jolies choses !

Amour toujours # 3 Plus et Plus

Allez, soyons optimistes ! des amours qui durent, ça existe. J’en ai des exemples superbes autour de moi.

Depuis le départ ? certains oui.

Mais comment font-ils ?

Je pense qu’au départ, ces deux là étant en situation positive, ils n’attendaient sans doute rien de l’autre, en tout cas, l’un ne compensait pas les manques de l’autre (en étant plus, on n’a pas de manque).

Si, sur le chemin parcouru, les Plus ont avancé à la même vitesse, et surtout, sont restés sur la même voie, le couple ne peut qu’aller bien.
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Publié dans:  on 25/03/2009 at 20:40 Commentaires (8)
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Amour toujours # 2 Moins et Moins

Je continue mes réflexions sur les chances de réussir sa vie de couple selon les cas.
Cette fois ci, je vous propose donc deux personnes ayant le même profil.

Ils vont donc tous les deux mal. Très mal ou pas trop mal. La distinction ne sera pas utile si le point de départ est identique. Si il y a évidemment, toujours ce fameux équilibre.

Qu’est ce qui va donc faire que ces deux là vont tomber amoureux ?

La “solidarité”, nommons ça comme ça, en tout cas, la reconnaissance de l’autre comme étant son égal.
Ils se réuniront peut être pour combler leur solitude respective.
Ou alors, pour se satisfaire inconsciemment de voir qu’ils ne sont pas seuls à souffrir. Souffrir à deux, pourquoi pas ?

La vie permettra peut être à l’un d’avancer. Nous nous retrouverons alors dans la situation vue précédemment où le Plus va distancer le Moins. Echec en vue.
Si les deux avancent , encore va-t-il falloir qu’ils avancent dans le même sens. Rien de moins sûr. Optimisme : ça marche, ils continuent. Pessimisme : échec.
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Petit à petit

Pour poursuivre sur le sujet de la confiance en soi, voilà un exemple de comportement typique :

Un projet se présente.
La personne est bien tentée de se lancer.
Seulement voilà, il lui manque la force pour se lancer.
Il lui manque la petite impulsion qui fait parfois basculer un destin.
Alors, la personne ne fait rien.
Elle oublie ce projet, en rêve, va parfois même jalouser ceux qui ont franchi le pas, mais va continuer à vivre comme avant.

Qu’attendait-elle ?

Simplement d’avoir confiance en elle.
Or, la confiance en soi est la résultante de nos succès, donc, de nos actes.

Penser qu’il faut avoir confiance en soi pour avancer permet juste … de stagner.

Plus facile à dire qu’à faire, je vous l’accorde.

Alors, allons y progressivement. Et plutôt que de se lancer dans un vaste projet où l’échec est assuré parce qu’il sera freiné par la peur, il faudra apprendre à se fixer de petits objectifs. Une fois atteints, ils feront naître un sentiment de fierté. La fierté redonnera un coup de pouce à la confiance etc.

Quant à l’échec en lui même, il doit avoir le côté au moins positif de nous apporter matière à réfléchir sur la façon dont on devra s’y prendre la prochaine fois !

Publié dans:  on 12/03/2009 at 22:18 Laisser un commentaire