La difficulté d’exprimer sa pensée

Nous connaissons tous les difficultés que représente la communication en général et les pièges dans lesquels on se retrouve parfois (bien involontairement si nos gestes ont trahi nos mots notamment, lorsque nous sommes en face à face).
On distingue différents type de communication et l’on dit volontiers que le non verbal est plus important que le verbal.

Sauf que le verbal, parfois, est le seul “instrument” à notre disposition. J’entends par là la communication écrite qui s’est développée largement avec Internet, le “chat” et les mails notamment, ainsi que les échanges via les réseaux sociaux virtuels.
S’ouvrir au monde devrait nous obliger à soigner notre vocabulaire et … notre pensée.

Il apparait qu’on ne communiquerait pas de la même façon à l’oral une pensée qu’à l’écrit.
Instinctivement, peut être, on prend le temps de peser ses mots, surtout quand le sujet de discussion implique des émotions.
La spontanéité qui peut être naturelle est parfois largement freinée.

Ces échanges peuvent porter sur des sujets “légers” qui ne nécessitent ni contrôle ni réflexion.
En revanche, lorsque les sujets sont plus profonds, plus implicants, plus émotionnels, combien de fois arrive-t-il qu’on écrive, efface, explique plus longuement qu’on ne l’aurait fait oralement ?
Le temps, pendant ces échanges dépend bien sûr de celui dont on dispose, de celui de notre interlocuteur, de la vitesse de frappe aussi…
Lorsqu’on envoie un mail, on n’attend pas la réponse en retour immédiat, en revanche, en mode “discussion instantanée”, on s’attend justement à … une réponse instantanée.
En son absence (disparition soudaine de l’interlocuteur), l’effet produit est : questionnements et incompréhension : où est passé “l’autre” ?!
D’où parfois, une relecture des mots posés précédemment pour tenter de comprendre (ce qui n’a pas toujours lieu d’être compris d’ailleurs).

Nous ne voyons pas l’interlocuteur, le ton est donc interprêté/imaginé par le récepteur.
Il nous faut en conséquence, contrôler d’avantage notre pensée et plus encore, comprendre celle de l’autre.
Le questionnement devrait être plus important dans ce type d’échanges pour s’assurer qu’on a bien compris le sens du message (voire des émoticones utilisés).

Comme ces échanges peuvent être relus à loisir, selon les émotions du moment, les interprêtations pourront même changer !

Comme nous ne maitrisons pas l’impact sur l’autre, nous écrivons parfois sur la pointe des doigts ou préférons différer la réponse voire ne pas la donner.

Notre vigileance à poser et peser nos mots est sans doute aussi conditionnée par ce “risque” d’être relu, surtout en fonction de l’importance que nous accordons à ces échanges.

Alors, le mieux serait peut être de s’assurer qu’on a été compris et à ne pas faire attendre l’autre lorsqu’il s’assure de la même chose à notre égard.

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