Malheur contre bonheur

Pour être heureux jusqu’à un certain point, il faut que nous ayons souffert jusqu’au même point.

Voilà une citation d’Edgar Poe qui m’a laissée rêveuse.
Tout d’abord, est il possible de connaitre un “niveau” de bonheur ou de malheur ?
Qui déterminera ce niveau avec objectivité ?

Mais il y a un autre aspect qui m’a interpelé : cela veut-il dire qu’il n’est possible d’être heureux que lorsqu’on a souffert ?
Il n’existerait donc aucune possibilité d’être heureux en échappant au malheur selon lui.

Pour ma part, de mes propres expériences ou de toutes celles que j’ai entendues, j’ai (mais suis je objective ?) plutôt tendance à penser qu’on n’atteint jamais le niveau de bonheur inversement proportionnel à nos souffrances.

Parce qu’il apparait une chose certaine : lorsqu’on est vraiment très malheureux, on n’échappe pas à la souffrance dans nos actes quotidiens, on y pense en permanence, on est envahi.

Alors que le bonheur est fugace. La neutralité émotionnelle prend le dessus rapidement. On y repense, on inspire profondément et on reprend le cours des choses.
On vit de façon plus légère, certes. Mais rares sont ceux qui sont capables de savourer le bonheur sur une très longue période.

C’est pour cela qu’il faut éviter de donner trop d’importance à certains événements de notre vie qui au final, nous la gâchent de façon disproportionnée. Certains grands malheurs sont là pour nous rappeler à l’ordre.
Prendre du recul sur ces événements est possible. Les regarder autrement aussi. Les laisser à la porte de nos pensées pour les reprendre quand on peut les traiter, cela s’apprend et se révèle très salvateur.

 

Vous pouvez maintenant me retrouver sur mon site professionnel.

L’URI pour faire un Trackback sur cet article est : http://commeuneevidence.wordpress.com/2009/11/04/malheur-contre-bonheur/trackback/

Flux RSS des commentaires de cet article.

Leave a Comment