Je termine un livre fabuleux de Jean François Vézina : Les hasards nécessaires.
Il nous y parle de ces événements qui se produisent dans nos vies sans que l’on comprenne forcément le pourquoi de la chose ; il nous parle des synchronicités un peu magiques qui peuvent émerger dans notre histoire.
Il nous parle aussi de ces dates anniversaires qui n’en finissent pas d’amener leurs lots d’accidents, graves ou moins graves.
Il s’agit en quelque sorte d’une dette familiale où chacun hériterait des histoires de ses ancêtres et reproduirait des chocs traumatiques aux mêmes moments qu’ils ont été vécu alors.
Je me suis intéressé pendant un moment à ces histoires impressionnantes d’héritages peu communs.
Il est un aspect que je n’avais pas encore vu, c’est celui de la “névrose de classe”.
Il ne faut pas dépasser le niveau social de ses parents, de façon inconsciente.
Cela amènera à des malaises avant ou pendant les examens ou à des échecs répétitifs malgrè une bonne préparation. Jusqu’où peut aller cette loyauté !
Dramatique lorsque l’on sait qu’il existe aussi des parents qui redoutent justement ce dépassement de leurs enfants. Image négative que leur renverrait un succès de leur progéniture !
Autre type de scénario défaillant : les rencontres amoureuses qui échouent.
La peur inconsciente de déplaire à ses parents, la fidélité qu’on pense leur devoir, certainement aussi, l’interdiction que l’on peut se donner d’être heureux en couple si l’un ou l’autre des parents ne l’a pas été.
Néanmoins, tout n’est pas inéluctable. Il existe en psychologie le principe des trois R : Répéter, Reconnaitre et Réparer.
Dès lors qu’on a pu identifier ces scénarios, il est tout à fait possible d’y remédier.
N’hésitez pas à interroger vos parents, grands parents, sur les dates importantes qui jalonnent leur histoire. Il se pourrait bien qu’elles viennent se réveiller en vous si rien n’a été réparé avant. Ou creusez votre mémoire sur des événements importants dans votre vie.
Jean François Vézina prend l’exemple de ce couple qui découvre une histoire identique dans leur filiation : un de leur arrière grand parent était né de père inconnu.
Ils ne se sont pas rencontrés par hasard. Ce n’est pas non plus un hasard s’ils n’ont pu avoir un enfant …
Dans un autre domaine, toujours avec la notion de synchronicité, il explique également comment, par notre propre histoire, nous nous créons une sensibilité particulière face à des événements particuliers.
Je le cite : “Une personne que l’on a abandonnée très jeune développera une sensibilité particulière à l’abandon, ce qui pourra dans certains cas la conduire bien malgré elle à attirer des gens qui vont encore l’abandonner”.
S’il est parfois un peu compliqué dans les termes qu’il se doit d’expliquer pour nous parler de la synchronicité, Jean François Vézina nous offre là un livre fabuleux qui peut permettre de découvrir que les rencontres ne sont parfois pas le fruit du hasard mais des “appels” à comprendre certaines choses de notre existence.
La mise en garde qu’il nous fait reste valable ici : ne cherchez pas non plus, dans toute rencontre, un message particulier !