Entendre ou stagner

Je n’avais pas encore commencé à exercer, mais, ma nature étant toujours la plus forte, il m’arrive de tendre la main spontanément à qui veut la prendre.

Je me suis rendu compte d’une chose intéressante.
Certaines personnes sont plus hermétiques que d’autres à accepter.

Deux situations bien différentes :

Je reçois une visite d’un représentant un jour. On en arrive à discuter de sa vie et de la séparation qu’il est en train de vivre, assez douloureusement puisque subie.
Ne me demandez pas ce que je lui ai dit, parce que j’ai oublié, parce que c’était une conversation “banale”, non une “consultation”. Je sais juste qu’il m’a dit en partant qu’il finissait de façon superbe sa journée et que mes simples mots lui avaient fait beaucoup de bien.

Une amie vient vers moi pour me parler de sa souffrance actuelle, séparation aussi, subie aussi. Et là, je sens une vraie réticence de sa part à entendre ce qu’elle doit entendre, à savoir qu’elle doit renoncer pour pouvoir avancer. Sa rupture date de plusieurs mois et elle en est quasiment au même stade.

Il y a donc deux sortes de personnes : celles qui cherchent à comprendre, celles qui accueillent l’aide comme une bouée de secours et puis celles qui demandent mais ne veulent pas entendre.
Je crois qu’il leur manque la force ou le lâcher prise. Or, on ne eut aider que si l’autre le demande et le souhaite vraiment…

A priori

A priori, nous jugeons sur l’apparence.

A priori donc, nous pensons que l’aspect physique détermine fortement l’aspect “esprit” de la personne.

Si vous n’avez pas vu ce qu’il est arrivé à nos voisins les anglais, je vous laisse le découvrir.
Il s’agit d’une émission du style “à la recherche de la nouvelle star” où l’arrivée d’une petite femme pétillante et simple va provoquer l’hilarité jusqu’au moment où elle va se servir de sa voix …

Dis moi que j’existe !

Le comportement humain ne cesse de m’intriguer.

J’ai l’impression que l’être humain hurle en permanence aux autres : “dites moi que j’existe”.

Devenir “sage”, c’est regarder ce que l’on fait, petits ou grands actes de la vie. C’est ne pas en attendre de la reconnaissance ou des félicitations mais s’en satisfaire déjà soi même.
Se satisfaire aussi de ce que l’on a et surtout de ce que l’on n’a pas.
Pas sûr qu’on sera plus heureux d’avoir le dernier gadget high tech …
C’est savourer ces petits instants de bonheur et les amplifier pour trouver des resssources quand on en a besoin.
C’est puiser dans ce “sac” du bonheur pour minimiser, parfois, quand c’est possible.

Certaines personnes, quittes à accepter l’inacceptable, courent sans jamais s’arrêter.
Ils courent après un bonheur qui viendrait de l’autre.

Je crois fermement que notre éducation “réussite sociale / réussite sur le plan affectif” y est pour beaucoup.
A force de nous avoir lu des contes de fée, face à des modèles sociaux, dès l’arrivée dans l’âge adulte, on n’a plus qu’un but : trouver ce qui va nous rendre heureux. Parce que nous sommes persuadés que le bonheur vient des autres ou des biens matériels acquis.

Résultat : si on ne répond pas au modèle présenté dans notre société, non seulement on a l’impression d’avoir échoué mais surtout la sensation d’un manque. Et que dire des remarques des autres !!!?!!!
Et ce manque, s’il n’est pas comblé, on passe notre vie à le chercher … auprès d’un autre.

Combien sommes nous à avoir perdu nos repères lors d’une séparation ?

Je crois de plus en plus à l’individualisme. Je crois que pour être vraiment heureux, il ne faut pas s’attendre ni attendre qu’un autre nous apporte tout ça sur un plateau doré.

Il est possible que l’origine est à prendre dans la “rupture” que nous vivons à l’adolescence.
Avons nous bien coupé le cordon pour avoir besoin d’une dépendance aux autres aussi forte ?

Des merveilles !

Connaissez vous : Roy Bakay ?

c’est un neurochirurgien qui a réussi l’implant dans le cerveau d’un homme complètement paralysé (qui ne peut ni bouger, ni parler) de sortes de cônes qui lui permettent de traduire ses pensées à travers un ordinateur.

Quand l’homme se met ainsi au service du progrés, il faut saluer, et continuer à croire en l’humanité !

Si vous voulez en connaitre d’avantage, vous avez ici un document fort intéressant.

Publié dans:  on 09/04/2009 at 20:26 Laisser un commentaire
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Amour inconditionnel

Je rencontre un jeune adolescent régulièrement. Il n’est pas habitué à me voir. Avant, il avait affaire à un homme.
Il tente par tous les moyens de me provoquer ou de se mettre en avant.
Il arrive parfois habillé comme un adulte (à l’inverse des ados, c’est à dire avec une cravate et un pantalon de ville par exemple).
Il tente régulièrement de me faire croire qu’il en sait plus que quiconque sur n’importe quel sujet.
Il n’arrive pas à avoir des relations d’égal à égal avec les jeunes de son âge, d’ailleurs, il évite de les fréquenter.

Tantôt il est très agréable, tantôt, il est exécrable.

Il m’apparait évident que ce garçon cherche un référent masculin pour se positionner face à la gente féminine.

Il me dit (enfin !) dernièrement qu’il a des rapports épouvantables avec son père depuis des années et que sa soeur a une place de “choix” dans la famille.

Ce garçon a sans doute mûri trop vite, à force de jouer à l’homme avant l’âge.
Pour lui éviter qu’ un jour il ne fasse sa “crise” d’adolescence dans la famille qu’il aura construite, il lui faut sa part de jeu et d’insouciance. Il a besoin qu’on l’autorise à se regarder avec ses propres yeux. Non qu’il se forge une image pour tenté d’être vu.

Cela m’amène à me demander comment un père ou une mère peut donner plus ou moins de valeur à l’un de ses enfants.
Je lisais dans le livre de Serge Ciccoti que cela va même plus loin. L’attention portée à un enfant est différente selon la “beauté” de l’enfant !

J’ai connu un homme qui, à sa naissance, a été rejeté par son père qui le trouvait laid. Il ne l’a jamais aimé et l’a même détruit plus que construit.
Toute la famille riait de tout ça.
Il cherche depuis tout petit à se faire aimer en se créant des relations non basées sur le “don” mais sur l’attente du “recevoir”.

Les enfants portent parfois le fardeau des espoirs déçus de leurs parents … toute leur vie.

Dès lors qu’ils comprennent, la porte est ouverte à une vraie construction.

Cas d’école # 3 – Laissez les grandir

Valérie a la quarantaine, un fils en pleine adolescence et des problèmes qui vont avec.

Le fils ne travaille plus en classe, n’obéit plus si volontiers à ses ordres ou à ses demandes, ment ou élude tout ce qu’il peut, bref, grandit.

La mère, elle, n’en peut plus de voir son fils faire une chute libre dans ses études, s’éloigner d’elle en oubliant sciemment le bisou du matin ou du soir. Elle souffre vraiment puisque cela déclenche chez elle des crises de larmes incontrôlables. Des colères pas toujours bien dirigées aussi, vers le père ou les autres, ceux qui n’y sont pour rien.
Elle voudrait que rien ne change en fait.

Seulement voilà, pour grandir, pour devenir un homme, son fils a besoin de la vraie coupure du cordon. Il a besoin de se prouver à lui même qui il est, vivre dans son bazar, en faire à sa guise. Il a besoin de ses propres leçons de vie, de ses propres expériences.

Sa mère s’y refuse, elle veut encore mener son petit monde et elle ne l’entend pas de la même oreille que lui.

Plus il s’échappe, plus elle tente de le retenir.

C’est exactement ce qu’il ne faut pas faire.
On dirait une crise de jalousie du type : ” tu m’appartiens, tu n’as pas le droit de changer.”

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Hommage

Connaissez vous le syndrome de Stockholm ?

Moi, je le découvre en lisant Femmes sous emprise de Marie France Hirigoyen.

Elle y explique, en s’appuyant sur ce fameux syndrome, le phénomène d’attachement de la victime à son bourreau. Pour le cas présent, de la femme “battue” * à son mari.
[NB : elle a pris sciemment la femme comme exemple mais elle sait, comme moi, comme vous, que l'homme peut aussi être "sous emprise".]

Combien de fois ai-je entendu que si la femme se faisait battre, c’est qu’elle était maso ?!
Chaque fois, j’ai eu envie de voler dans les plumes de ceux qui prétendaient détenir une vérité pareille ! Quand on ne sait pas …

M.F. Hirigoyen explique qu’une femme qui est violentée perd ses moyens de défense progressivement mais qu’en plus, elle développe un fort instinct de survie et une stratégie d’adaptation.
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Substitution subtile

Personne ne me contredira, : il n’y a pas d’âge pour grandir.

Ou mûrir.

Apprendre à remplacer le verbe “ressasser” par le verbe “renoncer”.

Apprendre qu’une fois qu’on a renoncé, notre comportement change de façon impressionnante.
Notamment sur le mode relatif.

Apprendre encore plus en remplaçant “manque” par “passion”.

Publié dans:  on 03/04/2009 at 20:36 Commentaires (2)
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