Au delà du fait “divers”

Si vous avez suivi l’actualité, vous êtes probablement au courant de  l\’enlèvement raté d’une petite fille de 7 ans.

Au delà du fait que des enfants si jeunes sont “lâchés” pour une course d’orientation (deux adultes peuvent-ils suivre une classe – dont on ne précise évidemment pas le nombre d’enfants la formant ?), je suis surprise de la tournure que prend les événements.

Il y a quelques années, une étude avait été menée pour voir comment les enfants intégraient des informations de précaution.

Des gendarmes, en tenue, étaient venus dans une école primaire. Ils avaient expliqué aux enfants qu’il était dangereux de suivre un inconnu, même sous un prétexte “important”. Ils leur expliquaient je crois que certains adultes pouvaient même leur inventer une histoire sur leurs parents. Ils mettaient donc en alerte ces jeunes enfants sur les dangers et sur les façons dont ils pourraient être manipulés.

Fort de cette visite, l’instituteur vérifiait que le message était bien compris. Unanimité chez les enfants.

Plusieurs jours plus tard, un gendarme, habillé en civil se présentait à la sortie de l’école et accostait un enfant en lui disant qu’il allait l’emmener voir sa maman qui était à l’hôpital.

Devinez ce qu’a fait l’enfant ? il l’a suivi bien sûr !

Dans cette histoire dont je parle plus haut, il faut le souligner : la petite suivait l’adulte ! ce sont bien les autres enfants qui ont donné l’alerte.

Oui on peut féliciter ces réactions et rappeler les dangers. Mais une simple fois ne suffit pas. Demain, celui qui a raté son enlèvement, s’y prendra autrement…

Quand on sait combien il faut répéter le même message à un enfant pour qu’il l’assimile correctement …

Publié dans:  on 26/03/2009 at 19:11 Laisser un commentaire
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Amour toujours # 3 Plus et Plus

Allez, soyons optimistes ! des amours qui durent, ça existe. J’en ai des exemples superbes autour de moi.

Depuis le départ ? certains oui.

Mais comment font-ils ?

Je pense qu’au départ, ces deux là étant en situation positive, ils n’attendaient sans doute rien de l’autre, en tout cas, l’un ne compensait pas les manques de l’autre (en étant plus, on n’a pas de manque).

Si, sur le chemin parcouru, les Plus ont avancé à la même vitesse, et surtout, sont restés sur la même voie, le couple ne peut qu’aller bien.
(Lire la suite…)

Publié dans:  on 25/03/2009 at 20:40 Commentaires (8)
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Pardon ?

J’ai souvent lu, entendu, que pour bien vivre, il fallait savoir pardonner à ceux qui nous ont fait du mal (en dehors de toute religion).

Je n’ai jamais réussi à intégrer cette notion là.

J’ai entendu Boris Cyrulnik dire une chose formidable, qui permet sans aucun doute de pouvoir faire sauter cette sorte de culpabilité qu’on fait naître chez certaines personnes en leur suggérant indirectement de pardonner.
Il a expliqué fort justement qu’on ne peut pas tout pardonner.

On apprend simplement à vivre avec notre passé. A atténuer, à faire disparaitre nos souffrances d’antan, à les balayer en laissant la place à d’autres choses, plus saines.

Alors, tous ces acteurs de votre vie qui ont versé leur colère ou leur haine sur vous, choisissez de les considérer avec indifférence.
En faisant en sorte surtout, qu’ils ne vous atteignent plus en aucune façon. En gérant vos émotions.

Il s’agit surtout d’évacuer la colère, la honte, la peur et la culpabilité. Il y a tant d’autres choses à y mettre à la place !

Mariages !

Joignant l’utile à l’agréable, chaque fois que je sors la table à repasser maintenant, je regarde un film que j’ai en attente.

Celui que j’ai sorti aujourd’hui, il date un peu, je reconnais.

Mais c’était sans doute pour mieux le savourer car il tombe à pic avec mes précédents billets sur l’amour et sa continuité.
C’est donc Mariages, brillamment joué par une équipe d’acteurs tous plus vrais les uns que les autres.

A la base, on m’avait annoncé une comédie. Oui, on y rit mais alors, combien de messages intéressants en plus !

Ca nous parle des relations de couples dans tous les sens. Des relations aux autres aussi.
De couples qui se font, qui se défont, qui voudraient ne pas se défaire mais qui ne savent pas comment s’y prendre …
D’amitiés superficielles ou profondes. De nous tous.

Joué par Lio, il y a Miki (oui oui) qui est la femme sage, porteuse de messages positifs, douce et calme et qui parle peu mais toujours à bon escient.
Il y a le meilleur copain du futur marié, joué par Jean Dujardin, qui réalise que son couple bât de l’aile, qu’il ne sait plus comment s’y prendre mais qui a fonctionné depuis trop longtemps en position “moins” en brossant à la moindre occasion le tableau noir du mariage.

Il y a le père de la future mariée, profitant de la vie, de ses plaisirs, insouciant et un peu irresponsable.
Il y a la mère de la future mariée, un brin dominatrice, cinglante et piquante à souhait.

Le couple formé par les parents du futur marié est assez représentatif aussi. La femme domine, l’homme dit amen.

Je vous propose un extrait ici, à mon goût peu représentatif du fond de l’histoire.

J’ai aimé un tas de répliques, j’ai aimé la superbe conclusion de Lio / Miki qui dit en substance : apprenons à être libre des autres, pour pouvoir être heureux.
J’ai aimé aussi  l’amant qui dit à sa maîtresse que la liaison qu’ils ont ne ressemble à rien à la “vraie” vie et qu’il ne changera en rien la nature profonde qu’il a.
J’ai aimé le mari malheureux qui reconnait si bien que ce n’est pas la mariage qui tue le couple mais la force des habitudes, quand on n’attend plus rien de l’autre.

Je ne suis pas adepte de revoir des films, mais celui là, j’aurai plaisir à le visionner à nouveau.

Publié dans:  on 22/03/2009 at 20:44 Laisser un commentaire
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Amour toujours # 2 Moins et Moins

Je continue mes réflexions sur les chances de réussir sa vie de couple selon les cas.
Cette fois ci, je vous propose donc deux personnes ayant le même profil.

Ils vont donc tous les deux mal. Très mal ou pas trop mal. La distinction ne sera pas utile si le point de départ est identique. Si il y a évidemment, toujours ce fameux équilibre.

Qu’est ce qui va donc faire que ces deux là vont tomber amoureux ?

La “solidarité”, nommons ça comme ça, en tout cas, la reconnaissance de l’autre comme étant son égal.
Ils se réuniront peut être pour combler leur solitude respective.
Ou alors, pour se satisfaire inconsciemment de voir qu’ils ne sont pas seuls à souffrir. Souffrir à deux, pourquoi pas ?

La vie permettra peut être à l’un d’avancer. Nous nous retrouverons alors dans la situation vue précédemment où le Plus va distancer le Moins. Echec en vue.
Si les deux avancent , encore va-t-il falloir qu’ils avancent dans le même sens. Rien de moins sûr. Optimisme : ça marche, ils continuent. Pessimisme : échec.
(Lire la suite…)

Amour toujours # 1 Plus et Moins

Je vais tenter de me lancer là dans une réflexion.
Tout ce que je vais écrire ici est basé sur des observations faites depuis longtemps sur un tas de couples que je connais.

Postulat de départ :
Je m’expliquerai évidemment au fil de mes réflexions, mais d’ores et déjà, je me base sur un constat trés simple que j’ai déjà évoqué : le monde a changé dans les fonctionnements de l’être humain et lui a ouvert tant de perspectives qu’il lui est facile de refuser les barrières instaurées par le couple et les faire sauter encore plus facilement.

L’être humain qui a fonctionné si longtemps dans un monde ultra structuré a devant lui des ouvertures telles qu’il est bien tenté d’aller y faire un tour au moindre dysfonctionnement. J’appelle cela l’effet kleenex ou la surconsommation.

Mais, à mon avis, ce n’est pas seulement ça.

Et puis, bien sûr, je connais des couples qui fonctionnent encore très bien, avec de nombreuses années derrière eux. C’est ce que j’appellerais le couple équilibre.

Je vais commencer ce premier billet par l’autre, le couple déséquilibre.

Pour marquer ce déséquilibre et afin de ne pas marquer une préférence pour l’un ou l’autre sexe, je parlerai du Plus et du Moins.

Donc, un jour, jeune, Plus rencontre Moins.
Plus est attiré par Moins pour satisfaire son besoin protecteur.
Moins est attiré par Plus pour se faire protéger.

Jusque là, tout va bien. Plus et Moins vivent l’harmonie.

Ils peuvent prendre quatre chemins :

- Plus et Moins stagnent dans leur vie, cette relation ne pose aucun problème, ils vont vivre heureux toute leur vie. Tout va bien.

- Plus avance mais Moins stagne. Plus ne prévient pas Moins car Moins est devenu un poids. Plus va peut être réaliser alors qu’il serait plus enrichissant de recevoir autant que de donner. Plus va peut être tenter de faire en sorte d’inverser un peu les rôles, proposer insidieusement à Moins. Si Moins ne l’entend pas. Echec assuré. Si Moins l’entend, possibilité forte de succès. A condition qu’ils avancent à la même vitesse.

- Moins avance, évolue, sans “prévenir” Plus. Plus va continuer à être protecteur et Moins va supporter difficilement, jusqu’au jour où ça deviendra insupportable. Echec.
Moins prévient Plus. Plus arrive à évoluer dans le même sens, donc à être moins protecteur, le succès est probable. Si toutefois ils avancent au même rythme.

- Plus et Moins réalisent ensemble que cette relation manque d’équilibre. Ils avancent ensemble, se font aider ensemble, le succès est fort probable.

 

A suivre…

Homme et femme

Connaissez vous Rodolphe von Gombergh ?

 

Si oui, passez à la suite. Sinon, en quelques mots, c’est un plasticien radiologue. Il s’est donc inspiré de l’imagerie médicale pour nous montrer ce qu’on ne voit pas.

Allez voir  en cliquant ici , vous ne regarderez plus jamais la femme de la même façon !

Grandiose non ?

Chose amusante, coïncidence, je découvre un nouveau bouquin qui nous parle des secrets du cerveau féminin. (Lire la suite…)

Piégé par le malheur ?

Lorsque l’on a vécu des traumastimes dans son enfance, il est parfois difficile de pouvoir vivre autrement que dans des situations douloureuses.

Boris Cyrulnik a su montrer que ce n’est pas une question de degré de souffrance et a avancé la théorie de la résilience, ce phénomène qui se met en place et va permettre aux blessés de la vie de pouvoir malgré tout, se sortir la tête hors de l’eau et puiser les forces qu’ils ont au plus profond d’eux mêmes.

A un degré moindre, je dirais que je connais cette force qui permet de naviguer en eaux troubles et lutter malgré tout. Se débattre contre ce que certains appellent la malchance et finir par l’enduiguer.
Refuser la fatalité.

Je vous invite à regarder cette video qui parle mieux que moi de la résilience et des espoirs qui existent pour tout un chacun, si tant est qu’on lui donne la possibilité de “changer de vie”.

Je garde en mémoire les petits roumains dont on nous parle et de ces regards perdus et désespérés. J’ai encore du mal à imaginer comment on peut refuser de l’amour à un petit, comment on peut ignorer la souffrance.

[Ne tardez pas, cette video n'est disponible qu'une semaine.]

Publié dans:  on 17/03/2009 at 22:05 Laisser un commentaire
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Grandir et se structurer

Je vois au quotidien comme il est difficile de grandir pour les jeunes.

Grandir veut dire tellement de choses pour eux que je valide volontiers ce que j’ai lu un jour : “Il est plus difficile de devenir adulte que de naître.”

Le corps évolue.
Ils voient changer leur enveloppe d’enfant pour celle d’un adulte et les transformations sont parfois terribles à vivre.
Je prends l’exemple de la taille.
Si le jeune grandit beaucoup, il se retrouve avec un corps “immense” qu’il ne sait pas gérer et se retrouve maladroit, avec bien souvent des gestes brusques qu’il doit apprendre à maîtriser.

Ils se voient aussi dans le regard des autres et on sait combien le phénomène d’identification est fort.

Ca donne parfois des dialogues pénibles avec les parents qui voudraient voir leurs enfants ne pas s’habiller justement comme les autres.

Or, il est évident que c’est important pour le jeune de se “fondre” dans la masse pour être reconnu comme appartenant au groupe qu’il a choisi.
Tant mieux si ça correspond aux attentes des parents. Si ça n’est pas le cas, il y a fort à parier que les parents vont connaitre des moments difficiles !

Dans leur tête, c’est encore plus difficile. Ils lâchent un petit monde bien confortable pour entrer dans le monde qu’ils regardent avec envie depuis longtemps … pour s’apercevoir que ce n’est guère facile d’y entrer.
Ils voudraient être autonomes, recevoir moins de conseils, de directives. Ils se rebellent parfois (souvent) contre ces adultes qui voudraient encore les diriger vers leur propre monde.
Certains adultes semblent ignorer qu’il y a ce monde intermédiaire où les jeunes vont tester pour se positionner.

La recherche d’autonomie est parfois une belle anarchie en fait.

Pour se structurer dans leur tête, ils ont à leur disposition tellement de choses qu’ils peuvent parfois s’y noyer.
Je prends l’exemple du passage du collège au lycée.

Au lycée, ils découvrent d’autres exigences. Celles qu’ils avaient au collège étaient parfaitement cadrées. Là, on les laisse un peu plus gérer leur organisation et lorsqu’ils manquent de capacité “d’auto gestion”, cela peut amener à des échecs cuisants.
Plus personne ne décide pour eux et ils doivent donc apprendre à décider par eux mêmes.

Une fois les problèmes identifiés, on peut alors trouver des solutions pour y remédier.

Publié dans:  on 16/03/2009 at 21:54 Laisser un commentaire
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Mais comment s’y prennent-ils ?

Nombre d’études sont menées pour continuer encore et toujours à apprendre sur le fonctionnement de l’être humain.

Parfois, ces études partent de petits constats. Parfois d’hypothèses.

Les chercheurs (psychologues) créent donc des situations pour mettre en avant ces hypothèses.

Je suis fascinée par les idées géniales qu’ils ont pour réaliser leurs recherches. Mais encore plus fascinée par les résultats qu’ils mettent en avant.
Par exemple, connaissez vous l’effet “Coktail party” ?
En général, nous ne pouvons être attentifs à plusieurs sources auditives en même temps. Mais un “superviseur” donne priorité si par exemple, on entend prononcer son nom alors même qu’on est en pleine conversation.

Et “La cécité aux changements” ?
Des expériences très amusantes montrent que si on est concentré sur quelque chose, on peut ne pas voir un changement important dans notre environnement immédiat. Ce qui veut donc dire que notre perception est malléable et peut être influencée par des phénomènes attentionnels.

Un dernier ?
L’esprit passif”  : c’est une sorte de pilotage automatique qui nous fait parfois accepter des choses que l’on regrette après. L’exemple le plus frappant : on vous flatte en vous demandant un service, il y a de fortes chances pour que vous acceptiez alors que sans flatterie, vous auriez sans doute trouvé le moyen de vous eclipser…

Je vous livre ici un infime extrait de ce que l’on apprend en lisant “150 petites expériences de psychologie pour mieux comprendre nos semblables.” de Serge Ciccotti.

Tout ce qui va suivre est totalement dénué d’intention personnelle, je préfère le signaler :-)

Ce bouquin est non seulement très bien écrit et à la portée de tous, mais en plus, l’auteur allie l’humour au sérieux et ses conclusions sont toujours excellentes.
Des petites expériences, il y en a des dizaines et on n’a envie d’en rater aucune.
Comme en plus, tout cela est basé sur des expériences dont il nous relate les conditions, on se laisse emporter dans chacune d’elles avec plaisir.

Bon évidemment, écrit par un psychologue, il a su nous donner envie de lire tout ça… en commençant chacune des 150 expériences par une question qui forcément, interpelle !

Alors, si vous voulez savoir pourquoi il ne faut jamais discuter politique ou religion à table, pourquoi l’oncle Picsou vit seul ou encore pourquoi tout ce que vous prédisez se réalise si souvent, faites vous un plaisir, offrez vous ce livre !