La force de s’en sortir

Une fois n’est pas coutume, je vais parler un peu de moi… pour glisser vers un homme que je viens de découvrir et que j’admire à travers son histoire…

On ne réfléchit pas toujours à la raison pour laquelle on est plutôt attiré par tel style de livres ou films.
Lorsque j’étais adolescente, j’étais un vrai rat de bibliothèques et j’écumais tous les rayons, chaque semaine. Je ramenais 3 ou 4 livres que je lisais avec avidité et j’y retournais avec le même entrain. Après avoir éclusé une bibliothèque, j’en ai changé, puis encore une fois.
J’étais fascinée par les autobiographies notamment.
Ensuite, j’ai été très attirée par les histoires d’enfants.
Plus tard, en alliant les deux, ça a donné une vraie attirance pour les adultes qui racontaient leurs drames d’enfance.
Je lisais d’autres ouvrages, bien sûr, mais je pouvais être sûre de trouver ce type d’histoires dans mon lot hebdomadaire.

Beaucoup plus tard, vers 20 ans, ma rencontre avec un psychologue a représenté un tournant décisif et j’ai commencé à attaquer tout ce qui touchait de près ou de loin à la psychologie.
Quand j’ai eu envie d’avoir des enfants, j’ai lu tout Dolto et la gamme complète des livres expliquant le « fonctionnement » des enfants, pour passer à la catégorie « adultes » en découvrant des auteurs que j’ai dévorés tout autant.

Ce qui m’attirait dans les premiers livres c’était de voir à quel point certains adultes peuvent être destructeurs pour des enfants et finalement, comment ces enfants pouvaient devenir, malgrè tout, des adultes équilibrés. J’étais fascinée et admirative.
J’avais, je l’avoue, envie de rencontrer ces gens et les écouter me raconter leur histoire alors même que je venais de la lire.

(Lire la suite…)

Débats et passions

Se remettre en cause dans nos comportements est toujours difficile, toucher à nos croyances profondes, encore plus.

Il vous est sans doute arrivé de participer à une réunion de famille, agréable, qui tourne vinaigre dès l’instant où des sujets passionnants voire passionnés sont abordés.
C’est par exemple, le cas de la politique, de la religion, du racisme, … bref, tous sujets qui séparent les opinions en « pour » ou « contre ».

C’est aussi le cas lorsqu’un vendeur cherche à convaincre un client que son produit correspond bien à ses besoins.
Le vendeur veut vendre, le client résiste en lui avançant un tas d’objections fondées.
Or, le vendeur, au lieu d’entendre, va parfois résister violemment car il vient de voir son argumentaire s’effondrer lamentablement. S’il réagit ainsi, c’est que son amour propre vient de se voir malmener. Il va donc tout faire pour garder la face et tenter (vainement bien souvent) de reprendre le « dessus ».

Il se peut bien que ce vendeur avait raison mais qu’il a juste omis de donner un détail supplémentaire qui aurait changé la donne et donc le point du vue de l’acheteur. Et surtout, tout le raisonnement précédent de cet acheteur.

Qu’est-il arrivé au vendeur pour qu’il perde ainsi son self contrôle ? (Lire la suite…)

Les empreintes indélibiles

J’avais, quand je l’ai découvert, été frappée par l’interprêtation de Freud sur les lapsus et oublis dont nous sommes capables. Au point de ne pas en râter un seul des miens depuis.

Il m’est apparu qu’il avait diablement raison quant aux oublis inconscients dont on est capable parfois.
J’ai, il y a quelques années, été agressée physiquement, à la porte de mon domicile. J’ai appelé à l’aide et personne n’est venu.
J’ai appris plus tard par une voisine, que deux de mes voisins étaient cachés derrière leur haie, ne perdant pas une miette de ce qui se passait.
On notera au passage que la voisine non plus n’est pas intervenue … préférant regarder, elle, de sa fenêtre…

Bref.
Depuis ce moment là, j’ai occulté leur nom de famille. Complètement. Et pourtant, ils sont là depuis plus de 10 ans.

A l’inverse, nous sommes capables d’enregistrer durablement des événements aussi peu agréables au point de les retrouver dans des actes répétés d’une banalité incroyable.

Imaginez

1/ quelqu’un vous a lâché une remarque désagréable au moment où vous faisiez un acte banal.

2/ vous ne l’appréciez pas outre mesure mais les événements ou circonstances ont fait, à ce moment là, qu’il vous était impossible de rétorquer.

Sa phrase va vous revenir régulièrement en tête chaque fois que vous reproduirez cet acte.
Il est possible qu’à ce moment là, vous ayez eu une sensibilité plus importante qu’à l’accoutumée. Il est possible que cette personne aussi ait eu un impact important dans d’autres domaines de votre vie. Il est possible tout simplement que votre « faiblesse » du moment lui ait donné l’occasion de s’attaquer à vous.

(Lire la suite…)

Publié dans:  on 30/01/2010 at 19:06 Laisser un commentaire
Tags: , , ,

Lire autrement

Quand je me plonge dans des livres traitant de la psychologie, il m’arrive, pour un certain nombre que je nommerais de « populaire » (dans le sens : mis à la portée de personnes non initiées à la psychologie) de relire plusieurs fois les mêmes chapitres car il m’évoque des situations tout à fait précises et j’en perds le sens premier.
J’ai retrouvé, au fil de mes lectures, des situations vécues, des « profils » de personnes proches ou moins proches, mes propres expériences aussi.

Pourtant, je me dis toujours qu’il ne doit pas être évident pour tout le monde de savoir attraper la bonne information qui pourrait aider à un moment de sa vie.

Pourquoi ?

Il n’est tout simplement pas facile d’être objectif sur soi même et son comportement. La preuve, s’il en faut, du nombre de fois où on peut reporter la faute sur le dos des autres. Le nombre de fois où on nie fermement un de nos traits de caractères alors qu’il nous est répété régulièrement. Gentiment ou non d’ailleurs. Voire, pour ne parler que de ça, des gens divorcés qui vous assurent que tout est la faute de l’autre. (Lire la suite…)

Vrais ou faux repères

Lorsqu’on entreprend une thérapie,  la tentation est grande , à un moment où on commence à retrouver une certaine sérénité, de stopper et de penser que c’est tout est réglé.

Que se passe-t-il en fait ?

Lors d’une thérapie, dès qu’un déclic s’est produit et qu’un premier pas est franchi, nos repères changent.
Nous allons tellement mieux que nous pensons que ça ne peut aller mieux. Evidemment, nous comparons avec un avant difficile.
Se dire alors que tout va bien est tentant et on peut passer à côté de petites (ou de grandes) choses que nous occultons.

Il peut même arriver que nous tolérions des situations parce que nous nous mettons à les minimiser.

C’est sans doute un instinct de protection mais il n’est valable qu’ à court terme.

J’assimilerais volontiers ce processus à notre seuil de tolérance qui évolue selon les circonstances. (Lire la suite…)

Publié dans:  on 21/01/2010 at 20:56 Commentaires (8)
Tags: , ,

Gérer la colère … des autres

J’ai déjà évoqué les synchronicités qui sont pour moi, un phénomène passionnant.
Je remarque avec amusement que le sujet dont je parlais précédemment – la colère – revient dans diverses conversations que j’ai, justement, depuis hier.

En préparant une intervention en relations humaines, je reviens cette après midi sur le sujet.
Si c’est vous qui vous mettez en colère, que vous le faites régulièrement, que vous avez du mal à vous maitriser, vous êtes vous rendus compte à quel point on peut être fatigués après ?
Ce qui veut dire que l’on ne peut se maintenir très longtemps dans cet état là.

(Lire la suite…)

Amour, colère et culpabilité

Il arrive, lors d’une thérapie, de sentir naître des émotions dont on n’est pas coutumier.
Je prends l’exemple de la colère. Emotion forte et pénible s’il en est, difficile à maîtriser surtout. Difficile à comprendre parfois.

Bien souvent, lorsque l’on « touche » aux parents et qu’il semble important de lâcher des sentiments légitimes de rancoeur, ça devient difficile, la culpabilité fait alors son apparition. Difficile de faire un choix entre : lâcher une vraie colère et se mettre à penser qu’on ne devrait pas.

Il n’est pas dans nos habitudes d’en vouloir à nos parents, personne ne nous l’a autorisé. Nous sommes, pour la plupart, issus de famille où le respect est le mot d’ordre.
Mon précédent billet y fait largement allusion d’ailleurs.

Demander à quelqu’un de dire les sentiments qui lui viennent à l’évocation d’un parent et de scènes douloureuses provoque inévitablement un rejet et surtout, un sentiment de culpabilité. (Lire la suite…)

Publié dans:  on 13/01/2010 at 21:42 Laisser un commentaire
Tags: , , ,

Un silence assourdissant

A la dernière page d’un livre, parfois, on se sent différent. 

C’est ce qui m’est arrivé hier, à la fin de cette histoire vraie : Un silence assourdissant de Renée GUILLAUME.

Cette mère raconte tout d’abord son enfance, entourée de parents bien sous tout rapport. En apparence, pour l’extérieur seulement. Elle parle de ce père tyran, de cette mère soumise, de ses souffrances, de ses errances dans son monde à elle, seule. Elle semble avoir glissé sur la vie. Et pourtant, il se dégage de cette femme une force incroyable. Force qui va lui permettre de passer au delà du despotisme de son père pour tenter de sauver son fils.
Elle met au monde un enfant qui, à l’âge de 2 ans environ, va se refermer dans son monde intérieur et ne plus communiquer avec son entourage. Il devient autiste.

Elle raconte, comment, à cause de son éducation, elle a laissé faire les choses, en pensant toujours bien faire puis comment elle s’est battu pour faire sortir de son mutisme, son enfant.
Ce garçon, au prise avec ses peurs, ses angoisses, ses traumastismes, parviendra à communiquer et dire les terribles vérités liées à sa maladie. (Lire la suite…)

Voeux ou pas ?

Lorsque j’étais toute petite, j’étais, comme il se doit, très naïve.
Je pensais, par exemple, lorsque ma mère annonçait, le matin de Noël, qu’elle allait préparer la farce, qu’il allait se produire quelque chose d’amusant pendant le repas qui allait suivre.
Et j’attendais.
L’année où j’ai appris qu’elle se mangeait, cette farce, a du voir commencer pour moi une suite de déceptions. Comme il se doit aussi, pour pouvoir grandir.

De la même façon, quand j’entendais tous ces adultes prononcer leurs voeux de « bonne et heureuse année », j’écoutais attentivement.
J’ai du ensuite observer beaucoup pour comprendre à quoi tout cela pouvait être rattaché et parfois, servir.
Parallèlement, inconsciemment, j’avais développé une aversion réelle pour cette séance de voeux qui n’en finit pas. D’autant que chez nous, en France, ça dure un mois !
J’ai développé alors une capacité incroyable pour éviter, voire justifier mes « non » voeux. Je crois avoir souffert trop souvent de voeux non réalisés !

Ceux qui me connaissent bien, en cette période fin d’année, y vont sur la pointe des pieds pour m’en parler, annoncent à l’avance qu’ils savent ma réticence à cela.
Alors que je les sais sincères et que je reçois leurs voeux avec grand plaisir, il faut le préciser.
Mais alors, pourquoi, moi, je ne parviens à émettre ces voeux que sur la pointe des mots ?

Emettre des voeux, c’est finalement, la meilleure façon pour dire, lorsqu’il ne s’agit pas de voeux conventionnels, à ceux que l’on aime, que l’on a envie qu’ils soient heureux. Qu’on les aime, tout simplement.
Mais la pudeur avec laquelle nous vivons au quotidien nous fait dire qu’on leur souhaite « des bonnes choses ». Et ça, c’est pour moi, très difficile à dire.

Parce que je sais que je ne suis pas « responsable » de ce qu’il va advenir de l’année qui arrive. Je ne suis pas une magicienne qui, en disant ces mots, va provoquer un vent de bonheur sur tous ces gens qui m’entourent, que j’aime et que je voudrais, bien sûr, voir heureux tous les jours de l’année.
La seule chose que je puisse faire, c’est les aider si ils en ont besoin, les aimer parce qu’ils en ont besoin, les protéger pour ceux qui en ont besoin, les faire rire, leur amener un peu de ma bonne humeur, leur tendre la main quand ils en ont besoin, les écouter s’ils le veulent, partager avec eux. Mais tout cela, à mon simple niveau. A un niveau « humain », donc, fragile. Mais, au moins, tout cela, chaque jour de l’année et pas seulement pendant le mois traditionnel de Janvier.

Il n’empêche que je suis partisante de souhaiter que le monde soit meilleur, et pas seulement demain matin, mais aujourd’hui, comme je le faisais aussi hier. Il nous appartient à tous de faire en sorte que la planète tourne dans le bon sens même si nous ne sommes responsables qu’en partie, voire nullement de certains dysfonctionnements.

Avec nos voeux, nous n’arrêterons pas les processus déjà en route et ineluctables, mais nous pourrions peut être faire en sorte que cette vie que nous traversons soit meilleure, que nous laissions de côté des sentiments qui nous polluent au profit de ceux qui nous rendent heureux.

La seule bonne résolution que je prends pour l’année à venir, c’est de continuer à être proche de ceux que j’aime, à être attentive à eux. Et s’il est des voeux que je formule à chacun de vous qui me lisez, c’est de donner le mieux possible, tout l’amour que vous pouvez à ceux qui en ont besoin, au quotidien, d’entretenir des relations saines et équilibrantes et de chasser les oiseaux de malheur qui ne croient plus en rien et tentent de vous convaincre d’en faire autant !

Publié dans:  on 31/12/2009 at 12:00 Commentaires (5)
Tags: , ,

L’effet Barnum

L’effet Barnum (expression attribuée au psychologue Paul Meehl en référence aux talents de manipulateur de l’homme de cirque Phineas Taylor Barnum), autrement appelé effet Forer, effet de validation subjective ou effet de validation personnelle, désigne un biais subjectif induisant toute personne à accepter une vague description de la personnalité comme s’appliquant spécifiquement à elle-même.

L’effet Barnum peut s’appliquer notamment à :

  • l’astrologie,
  • la graphologie,
  • aux horoscopes,
  • à la voyance,
  • ainsi qu’à de nombreuses typologies présentant les personnalités,
  • et aux pseudo-sciences en général.

(sources Wikipédia)

Prenez n’importe quelle phrase du genre : « Vous êtes bientôt à un tournant de votre vie, tout va s’éclaircir sous peu. », ça, ça se vend ! (Lire la suite…)